Les 30 premiers jours des raisins
Nous sommes mi-août. Les premiers résultats tombent : la maturité avance vite, c’est une question de jours. L’ambiance au domaine change : un calme presque électrisant. On sent que quelque chose de grand se prépare. Et puis vient ce moment tant attendu : tous les feux sont au vert, les vendanges peuvent démarrer !
Lundi matin, aux premières lueurs du soleil, l’odeur du café embaume le caveau. On entend des voix encore endormies devant la porte. Une fois notre dose de caféine prise, il est temps de charger les camions de caisses, seaux, vendangettes et brouettes. Direction les vignes. *COUIK* La première est dans le seau ! Pendant 15 jours, le même rituel : vendangette dans une main, seau à nos pieds, les yeux rivés sur les ceps à la recherche du trésor sucré. On vide ensuite les seaux dans les caisses. Un balai bien organisé où chaque danseur a un rôle bien défini.
Vers 10h, le moment le plus attendu de la matinée : les raisins rentrent au chai, le casse-croute arrive pardi ! La célèbre pause des vendanges bien méritée avec de la charcuterie, du fromage et de quoi s’hydrater ! Ça redonne le sourire et des forces pour continuer jusqu’à midi.
Une fois les caisses remplies, direction le domaine. Les blancs sont envoyés directement dans le pressoir afin de récupérer le doux nectar qui sera acheminé jusque dans les cuves. Nous laisserons ensuite la fermentation se terminer et l’élevage pourra commencer.
Pour les rouges, c’est une autre histoire. On les installe sur la table de tri où 12 petites mains viendront sélectionner les meilleures baies, un vrai concours de beauté finalement le vin ! Elles seront ensuite mises entières dans les cuves afin de macérer tranquillement. La peau des raisins diffusera sa belle couleur rouge et donnera ses premiers arômes. Vient alors un moment pour le moins sportif : le décuvage ! À l’aide d’un grappin, nous sortons les baies de la cuve pour les amener au pressoir. Pour les plus aventureux (ou les plus gourmands), nous dégustons ces baies encore en pleine fermentation : encore mieux qu’un chocolat ou bonbon effervescent ! L’ensemble du jus sera ensuite remis dans une cuve où il pourra lui aussi finir sa fermentation et commencer son élevage. Un peu de calme après ces deux semaines intenses.
Millésimé 2026 : une bière qui nous lie
Avec son nom évocateur, on comprend tout de suite que cette boisson houblonnée est un peu spéciale. Et pour cause : nous n’en faisons qu’un brassin par an. Cela vous rappelle quelque chose ?
Elle est finalement le pont entre notre activité céréalière et vigneronne.
Lors de la création de La Brasserie des Bérioles, il était évident que nous devions relier les céréales et les vignes. Chacune a toujours fait partie de la vie du domaine. Avec nos 230 hectares de céréales, nous avions envie d’en valoriser une partie aussi bien que leurs voisines à baies. Alors quand l’occasion s’est présentée, une nouvelle aventure aux Bérioles a commencé. De nouvelles cuves sont arrivées, de nouvelles odeurs aussi. Celle notamment de la céréale en fermentation, un peu comme le porridge au petit-déjeuner.
La fabrication de la bière, bien que plus rapide que le vin, n’en est pas moins complexe et minutieuse comme la pâtisserie. Chaque ingrédient a son rôle et une dose de plus ou de moins peut tout changer.
Pour notre cuvée Millésime, nous utilisons notre orge bio qui est ensuite maltée dans le Puy-de-Dôme à la Malterie des Volcans. Une fois de retour à Cesset, la cuisine commence ! Broyer les grains, chauffer, filtrer, porter à ébullition, ajout du houblon. Nous utilisons celui de l’houblonnière bio Cours cocotte installée également dans le Puy-de-Dôme. Et c’est là que l’ingrédient magique entre en jeu ! Pour Millésime, nous infusons en plus du houblon frais. Résultats : moins d’amertume qu’une IPA classique, de jolies notes de litchi au nez et de fruits exotiques en bouche. Une fois la recette suivie à la lettre, il est l’heure de la mise en bouteille. Une deuxième fermentation s’opérera à l’intérieur (ça ne vous dit toujours rien ?!). C’est pourquoi nous vous conseillons toujours de les garder bien droites. Cela évite de remélanger les levures déposées au fond. Enfin, vous pouvez vous asseoir confortablement sur votre canapé avec vos amis et votre famille pour l’apéritif !
Millésime 2026 vous attend dès octobre au caveau.
Gourmandise du mois : le jus de raisin fait son grand retour
Il n’y a pas que le vin qui a le droit à ses millésimes ! Vous pouvez dès à présent retrouver notre jus de raisin rouge 100% gamay au caveau. L’année dernière, il vous avait tellement plu que nous étions arrivés en rupture de stock en mars. Et on vous comprend…
Ce doux nectar naturellement sucré au vrai goût de fruits… Huuum… Un vrai retour en enfance digne d’une madeleine de Proust. Rien qu’en versant ce liquide rubis dans un grand verre, on se revoit à la sortie de l’école, à la table de cuisine avec des bons petits biscuits pour le quatre-heure.
Rendez-vous au domaine pour découvrir le millésime 2026… Finalement un premier avant-goût de ce que vont donner ses versions fermentées !
